Sécurité

Sécurité par conception.

Un service de supervision finit par détenir une carte de ce qui compte dans votre infrastructure : quels jobs existent, quand ils doivent tourner, et qui prévenir dès que l'un d'eux se tait. Cela mérite d'être protégé sérieusement, pas ajouté après coup. Voici, sans détour, ce qui est réellement construit.

Vos données sont chiffrées avec votre propre clé

Chaque compte reçoit sa propre clé de chiffrement, générée dès sa création. Les champs sensibles, noms des checks, cibles des canaux d'alerte, adresse e-mail utilisée pour vous connecter, sont chiffrés au repos avec de l'AES-256 avant d'être stockés. Une sauvegarde volée ou une copie de la base de données n'en révèle rien.

Quand vous supprimez votre compte, sa clé de chiffrement est détruite. Chaque check, canal et libellé chiffré sous cette clé devient définitivement illisible, y compris dans d'anciennes sauvegardes : une technique dite de crypto-shred (destruction cryptographique). Ce n'est pas une simple marque « supprimé », c'est une perte réelle de la capacité à relire ces données.

Des check-ins impossibles à falsifier ou à rejouer

Une URL de check-in en clair est un secret au porteur : quiconque la voit, dans une ligne de log, un script qui fuite, ou sur le réseau, peut envoyer un faux « je suis en vie » et masquer une vraie panne derrière. Mortemain propose des check-ins signés, en option, par check : chaque ping est signé avec un secret propre à ce check, et chaque check-in signé n'est honoré qu'une seule fois. Une requête capturée ne peut pas être rejouée plus tard pour maintenir un job mort en apparence bien portant.

Chaque check peut aussi exiger des check-ins exclusivement en HTTPS, et Mortemain vous alerte quand un check reçoit un ping rejeté, une signature absente ou invalide, un horodatage trop ancien, de sorte qu'une tentative d'interférence devienne visible au lieu de rester silencieuse.

Voir le guide : Signez vos check-ins avec HMAC.

Votre compte

Double authentification (TOTP) avec des codes de récupération à usage unique en cas de perte de l'appareil, clés d'accès (passkeys, WebAuthn) pour vous connecter sans jamais détenir de mot de passe, et connexion via GitHub, Google, LinkedIn ou Microsoft si vous préférez ne pas détenir de mot de passe Mortemain du tout. Les sessions sont listées et révocables, pour qu'un ordinateur perdu ou un onglet oublié ne reste pas connecté indéfiniment.

Honnête par construction

Si Mortemain lui-même a un angle mort, sa propre panne, un délai qui l'empêche de vraiment connaître l'état d'un check, il le dit au lieu de deviner. Une alerte ne part que s'il y a un vrai signal derrière ; quand Mortemain ne peut pas garantir l'état d'un check, il se tait plutôt que d'inventer un statut. Voir la FAQ pour savoir ce qui se passe pendant une panne de Mortemain.

Où sont stockées vos données

Trois centres de données dans l'UE, deux en France et un en Allemagne, avec bascule automatique et sans intervention humaine. Vos données ne quittent jamais l'UE, et le traitement est réalisé sous le RGPD.

Signaler une vulnérabilité

Vous avez trouvé une faille de sécurité ? Notre contact de divulgation est publié sur /.well-known/security.txt, ou écrivez-nous directement via la page de contact. Nous répondons à chaque signalement sérieux.

Voyez-le par vous-même.

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